|
Page 1 sur 2 La Médiation, est une pratique séculaire ancrée dans la tradition malgache, comme la réconciliation sous l’égide de « Raiamandreny , Olobe,
Tangalamena et Sojabe», notamment lors de règlement coutumier de conflits sociaux. Elle semble parfois perdue de vue en milieu urbain. Or, la souplesse de sa procédure, la recherche d’une solution consensuelle et éclairée qui la caractérise, en font de nos jours un instrument internationalement rependu et privilégié.
N’est-il donc plus que jamais opportun d’en revitaliser la pratique avec l’intervention de Médiateurs formés et compétents, dans un cadre institutionnalisé ? Certes, la Médiation est « la chose » des parties, et comme telle, elle offre de réelles possibilités de reprise de communications un moment rompues, à travers le rétablissement d’un dialogue responsable courtois mais franc.
Mais elle connaît aussi des limites, constituées par la libre volonté des parties de s’y engager ou de s’en abstenir. Quoi qu’il en soit, il est loisible aux parties d’en soumettre les résultats atteints à un contrôle de légalité par une homologation judiciaire. Les parties qui suivent vous présenteront brièvement quelques aspects essentiels de la Médiation à Madagascar : La Médiation et la société malgache, Etat des lieux actuel, De l’opportunité d’un Centre spécialisé en Médiation à Madagascar (C.M.M) Les besoins pour l’établissement d’un tel centre Les besoins de / en formation des Médiateurs nécessitant la mise en place d’un Centre de Formation Continue.
Aspect culturel Pour qui connaît bien la culture malgache en matière de relations sociales, la philosophie du FIHAVANANA est au centre de la médiation coutumière. La société en exerce souvent une pratique locale, informelle, notamment en matière familiale. Le rituel peut changer d’une région à l’autre, mais l’esprit demeure le même, exprimé par ce dicton « tokantrano tsy ahahaka », une discrétion appréciée comme signe de maturité et de sagesse sociales.
<< Début < Précédente 1 2 Suivante > Fin >> |